Ile de Pâques et retour en France, du 11.10.09 au 19.10.09

Ecrit par Clem et Flo, le 26-11-2009 19:17

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Mystère, évasion, isolement, découverte, réflexion... c'était pour tout cela qu'on avait décidé de finir notre tour du monde par l'ile de Pâques. En effet, après presque 12 mois de cavale, d'aventures et de fortes émotions, qu'y avait-il de mieux qu'une grosse semaine de détente sur cette ile énigmatique, posée comme par erreur au beau milieu des eaux du Pacifique?

D'habitude, les touristes ne font qu'une courte escale sur l'Ile de Pâques, de 2 ou 3 jours environ. Nous, on voulait vraiment prendre le temps, pour une fois et pour la dernière fois. Prendre le temps de découvrir tous les mystères de cette ile bien sur. Mais avant tout, prendre le temps de réfléchir à tout ce qu'on a vécu pendant un an, tout ce qu'on a appris, et tout ce qu'on en a tiré...

Mais d’abord, la petite intro: distante de 3.700 km du continent sud-américain, Rapa Nui (nom pascuan pour l'ile de Pâques) est une des terres les plus isolées de la planète. Malgré cette situation peu commune et bien que les pascuans (habitants de l'ile) rêvent d'indépendance, cette question n'est pas vraiment à l'ordre du jour compte tenu de sa forte dépendance économique vis-à-vis du Chili.

Si ce n'était que pour ses paysages, l'ile de Pâques ne recevrait pas autant de touristes chaque année (plus de 40.000): en effet, hormis de superbes falaises surgissant du Pacifique, l'ile a plutôt un aspect "pelé" qui nous a d'ailleurs beaucoup surpris à notre arrivée. Non, plus que pour ses paysages, c'est pour ses emblématiques Moais que les touristes affluent chaque année: vous savez, ces grandes statues en pierre à l'air sévère, avec un chapeau sur la tête?

Mais ce n'est pas tout: les Moais ne sont pas les seuls trésors de Rapa Nui... l'ile est en fait truffée de sites archéologiques, que nous avons tous découverts évidemment.

Bienvenue dans un grand musée à ciel ouvert...

 


11.10.09: arrivée (Clem)

La grande classique sud-américaine: à notre arrivée a l'aéroport de l'Ile de Pâques, et malgré l'heure tardive, ce sont une bonne vingtaine de locaux qui nous attendaient dans le hall d'arrivée pour se faire de la pub et ramener des touristes dans leurs petites "cabanas". Pendant que j'attendais nos bagages, Flo s'est donc fait un plaisir de faire le tour des stands pour nous dégoter la perle rare. Bingo, elle a réussi a négocier le petit dej' inclus dans le prix de la chambre, ca nous fera un petit luxe inhabituel. Ici les tarifs sont plutôt élevés, on n'a pas trouve a moins de 30 euros environ. Mais bon, la vue sur la mer au prix du Formule 1, ca ne se boude pas! Cerise sur le gâteau, notre petite vieille nous a ramenés gratuitement en voiture jusqu'a sa maison  :)

Il était tard, on était fatigues: on s'est donc couches vite fait! C'est cool, les chambres sont bien plus spacieuses et propres que celles auxquelles on est habitues, au moins on en aura pour note argent. On devrait passer une semaine bien reposante  :)


12.10.2009: 4 ans, au milieu du Pacifique... :-D (Flo)

Aujourd'hui est un jour particulier pour nous: ca fait 4 ans exactement qu'on est ensemble. Pas question de rester sans rien faire donc, on va fêter ca comme il se doit! On a donc commencé par un bon gros petit dej préparé par la mamma (Elvira): que c'était bon de siroter notre jus de goyave sur la terrasse, avec vue sur la mer au loin, et devant, notre tout premier Moai! Bonheur, bonheurrrrrr... :-D

Mais ça ce n'était encore que le tout début d'une belle journée: on avait en effet prévu de partir toute la journée à cheval avec Kimi le fils d'Elvira, pour découvrir l'ile, d'un peu plus haut!

C'était génial: Kimi nous a fait découvrir nos tout premiers Moais, ainsi que d'autres sites intéressants que l'on n'aurait jamais pu trouver par nous-mêmes: des pétroglyphes, des petites grottes ou cavernes construites par les pascuans lors des guerres intertribales, des vestiges de plateformes de Moais (les "ahus") détruites par ces mêmes guerres, ainsi que les fondations d'anciennes maisons, toutes de forme ovale et très allongées, un peu comme un long couloir.

Une journée géniale quoi, et même pas gâchée par les 4 averses tropicales qu'on s'est prises dans la tronche!

Pour finir, après avoir longé toute la côte ouest en remontant depuis la ville, on a débarqué sur la plage d'Anakena, l'unique plage de sable de l'ile, tout au nord. Là c'était complètement magique: non seulement cette plage n'avait pas grand chose à envier aux belles plages thaïlandaises ou encore calédoniennes avec son sable blanc et fin, ses eaux turquoises et ses grands cocotiers; mais en plus, il y avait un ahu qui la surplombait, avec 5 grands Moais poses dessus. C'était tout simplement superbissime... le genre de truc qui nous laisse encore bouche bée même après en avoir pris plein les yeux pendant un an!

Le soir, on s'est fait un petit plaisir pour marquer le coup: on est allés fêter nos 4 ans "Au bout du monde", le meilleur resto de l'ile, un resto français tenu par une belge. Hmmmmmm que bueno! On a goute au Barracuda, qué bueno!

 


13.10.2009: visite de la ville (Clem)

Aaaaaaaaie aie aie! Le cheval ce n’est pas particulièrement notre sport habituel, et ca se sent dans les jambes! On a des courbatures monstres dans les mollets et en plus on marche en cow-boys, c'est moche!

Aujourd'hui on a décide de se reposer un petit peu, de toute façon il y a assez a faire en ville pour ne pas s'ennuyer. On a donc commence par se rendre dans le centre en longeant le bord de mer; sur le chemin on est entres dans une agence de plongée tenue par des vieux Français qui ont plonge avec le Commandant Cousteau, la classe! Ils nous ont explique qu'en la quasi-absence de pollution, les eaux de l'ile de Pâques comptaient parmi les plus limpides de la planète, avec une visibilité de 70m par temps clair. Waouh, super impressionnant! Du coup, on s'est inscrits a une plongée pour dans 2 jours, ca nous permettra de depuceler nos PADI  ;)  Et normalement on devrait voir une réplique de Moai sous l'eau.

On a continue notre chemin vers le centre-ville; le temps etait tres gris a pluvieux, et ici la pluie c'est des grosses grosses gouttes complètement gelées! Alors bon on a fait ce qu'on pouvait, on a essaye de slalomer entre les gouttes, on est rentres dans des boutiques de souvenirs, on a fait un tour sur le marche artisanal... et puis en toute fin de matinée on est rentres a l'hôtel.

On s'est reposes tout l'après-midi dans notre chambre, a regarder les grosses gouttes tomber dehors; pas franchement le temps idéal pour une dernière semaine... et puis on s'est quand même motives a ressortir: en fin d'aprèm on a décidé d'aller visiter le musée. Bah ouais, quitte a rester enfermes, autant faire quelque chose de constructif! Le musée de l'ile est idéalement situe, a 20 minutes a pied de la ville, surplombant 2 grands moais et un grand ahu (4 moais) en bord de mer. Il ne paie franchement pas de mine, c'est juste comme une maison, et quand on entre a l'intérieur, on se dit que les 30 m2 de culture générale vont être vite avales... mais en réalité il n'en est rien! Si les objets et images exposes sont relativement peu nombreux, les explications fournies (en bon Français, c'est assez rare pour être souligne) sont vraiment exhaustives, et en plus c'est intéressant! Contrairement a ce qu'on pourrait penser, les Moais ne représentent pas vraiment des divinités, mais sont plutôt un culte aux ancêtres. Lors de leur construction, ils étaient toujours orientes de manière à regarder en direction de la tribu qu’ils devaient protéger. Ils étaient a priori tailles a même la roche, en position couchée, et c'est seulement une fois érigés qu'on leur gravait des motifs dans le dos. Comme on n'a jamais retrouve d'évidence archéologique, on ne sait toujours pas vraiment comment ils acheminaient leurs statues, parfois sur des kilomètres; l'hypothèse la plus plausible consiste a imaginer qu'on les posait sur des rondins de bois pour les faire rouler sur des rails, en bois eux aussi, et graisses avec de la patate pour reduire les frottements; certains ont aussi imagine qu'ils étaient transportes debout, en les faisant basculer de droite a gauche... bref, il y a plein de théories différentes en fait. Pour ériger les statues c'est pareil, on n'a aucune preuve, seulement des théories: soit on les levait a l'aide de cordes (mais ca devait être chaud, ils font plusieurs tonnes chacun!), soit on les élevait petit a petit en construisant une pyramide de pierres juste en-dessous. Les chercheurs ont l'air de s'éclater a trouver toujours tout un tas de théories, ca doit être marrant d'étudier les moais. Pour info, le plus grand jamais élevé mesure 9m de haut, il est encore visible sur l'ile; quant au plus grand jamais construit, il mesure 22m de long pour 31 tonnes, et il n'est jamais sorti de la carrière... Bref, il y avait plein de choses a apprendre dans ce musée, et du coup la gardienne est venue nous virer en plein milieu de notre apprentissage du culte de l'homme-oiseau, c'était l'heure de fermer. Grrr. Heureusement les entrées sont valables 5 jours, alors on pourra revenir  :)

On est rentres tranquillement a l'hôtel, en s'arrêtant longuement au passage pour admirer les grands moais devant la mer. C'est franchement beau  :D


14.10.09: ascension du Maunga Terevaka (Flo)

Bon allez notre dernière journée sportive commence à dater un peu; alors aujourd'hui on se bouge!

On a décidé de faire l'ascension du Maunga Terevaka, le point le plus haut de l'ile et réunissant 3 volcans. Précisons quand même que le mot "ascension" est un peu trompeur: il ne s'agit que de 500 mètres de dénivelé, pas grand chose à voir avec les volcans géants du Chili.

Apres avoir galéré pendant un petit moment pour trouver notre chemin (il n'y a aucun panneau sur l'ile, et les habitants eux-mêmes ne connaissent pas les directions!), on a fini par trouver la voie, et on a marche 2 petites heures jusqu'au pied de la colline. Là, il y avait un ahu important: l'Ahu Akivi, le seul de l'ile dont les Moais sont tournes vers la mer (tous les autres lui faisant dos). En fait, on apprendra plus tard que les ahus n'étaient jamais "tournés vers la mer", mais plutôt vers un village, en guise de protection, de bienveillance. Celui-ci protégeait donc un village établi entre lui et la mer, c'est tout!

Cet ahu, on l'apercevait depuis un bout de temps sur le chemin de rando, c'était chouette il n'y avait aucun touristes; on serait donc les seuls a pouvoir en profiter... évidemment, on avait pense trop vite, et c'est un car de jap's qui est venu se garer juste devant alors qu'on n'était plus qu'a 20 mètres du site... brrrrrrrrrrrrrrrr on hait les touristes japonais!!! Pourquoi est-ce qui faut toujours qu'ils se pointent en même temps que nous, et par groupes de 50???

Bref, on a donc fait notre petit tour du lieu en feintant pour ne pas avoir trop de monde sur nos écrans, et puis on est repartis...  A partir de la, on n'a fait que monter et on a commencé à avoir de très belles vues sur la ville d'abord, puis sur toute l'ile... jusqu'au Terevaka, ou on avait carrément une vue a 360 degrés sur l'océan, tout autour de l'ile. C'était extra: on se rendait vraiment compte qu'on était sur une petite ile; ca faisait tout drôle. Par contre il y avait un vent à décorner les bœufs, et un gros nuage bien noir qui nous arrivait droit dessus. On n'a donc pas trop traine et on a commence à faire demi-tour.

Au retour on a voulu innover et on a coupé à travers champs : résultat on a dû braver le regard méchant de vilaines vaches, et se défendre à coups de pierres contre des aigles débiles qui essayaient de nous faire peur en piquant droit sur nous.

Quand on est arrivés à la case, il s’est remis à pleuvoir alors on est restés au chaud, toute la soirée.


15.10.09: ascension du Rano Kau (Clem)

Du sport, du sport, du sport! Apres tous ces trajets de bus dernièrement, on a envie de se bouger! On a donc décidé de remettre le couvert aujourd'hui: on se fait le deuxième volcan de l'ile! C'est les jambes lourdes qu'on a commence notre marche; a travers la ville tout d'abord, puis jusqu'aux abords de l'aéroport; et puis on a commence notre difficile ascension... d'1km! Lol! Bon, ok, l'exploit n'était pas véritablement sportif. N'empêche, il nous a fallu de la motiv pour faire tout ca sous un déluge de pluie, encore une fois! Ca commencerait presque a devenir lassant si les paysages qu'on découvrait n'étaient pas aussi spectaculaires: arrives au sommet du volcan, c'est un cratère de 2km de large qui s'est offert a nos yeux! Incroyable, c'était non seulement gigantesque, mais en plus la mer avait complètement érodé tout un pan de falaise! Et tout au fond du cratère, c'était comme des milliers de petits ilots végétaux flottant au beau milieu d'un lac: c'est là-dedans que sont concentrées plus ou moins toutes les espèces de végétaux natives de l'ile, alors qu'ailleurs tout a été détruit soit par l'homme soit par le vent et la météo capricieuse; en fait, le cratère fait office d'abri pour les plantes.

On est arrives en plein milieu du cratère (enfin, du tour du cratère), et on a commence faire le tour du cote gauche. On voyait qu'on s'approchait petit a petit de la mer, et avec cette paroi cassée par l'eau c'était déjà impressionnant; au large on distinguait très bien les iles de Motu Iti, Motu Kao Kao, et surtout Motu Nui, l'ile sacrée ou se jouait l’élection annuelle de "l'homme-oiseau", le nouveau chef de l'ile. On a eu notre plus forte émotion de la balade en arrivant tout en haut d'une petite montée et en s'apercevant qu'on était brusquement penches juste au-dessus de la mer, a pic d'une falaise! Gloups, petite accélération cardiaque! On a bien profite un moment de ce paysage grandiose malgré la pluie, puis on est repartis dans l'autre sens; il a fallu qu'on se tape tout le tour du cratère en sens inverse pour arriver au village d'Orongo. Ce village est sacre dans la tradition rapa nui, car c'est de la que part la course de l'homme-oiseau qui décide du nouveau chef de l'ile tous les ans: en gros le principe c'est qu'il y a plusieurs tribus sur l'ile, chacune envoyant son champion a la course; tous les concurrents partent d'Orongo et doivent descendre du volcan jusque dans la mer, puis  nager jusqu'a l'ile de Motu Nui, et c'est le premier qui revient avec un œuf de Manutara (un oiseau sacre ici, de la même famille que la mouette) intact qui gagne la course. Le village d'Orongo n'est habite que pendant la course; c'est super mignon, ca ressemble un peu a des igloos, mais en pierre, et ca donne directement (TRES directement) sur la mer; vraiment pas mal.

On ne s'y attendait pas, mais mine de rien cette petite marche nous a vraiment pris pas mal de temps, 6h environ. On est rentres a l'hôtel complètement trempes jusqu'a l'os, il a fallu se déshabiller sur le palier pour pas foutre de la merde partout! Sérieux, avec ce temps y a rien qui sèche, a ce rythme-la on n'aura plus rien a se mettre a la fin du séjour!

 


16.10.09: le déluge! (Flo)

Aujourd’hui il pleut, pour changer… Ca commence à être problématique : on n’a plus une fringue sèche ; tout est humide et froid, voire boueux ! En plus pas moyen de faire une lessive : à 25 US$ la machine, on préfère encore laver nos fringues à la main !!!

Bref ; rien de trépidant pour aujourd’hui : on a juste fait du shopping (dernière chance pour les petits cadeaux exotiques !) et on est allés terminer notre visite du Musée. Pour bien finir la journée, on s’est payés une soirée ciné pour voir « Rapa Nui » : un film sur l’histoire et les coutumes de l’île. Ce n’était pas tout-à-fait un ciné en fait, mais une projection dans le salon d’un hôtel ; on était tous seuls et le film était pas mal du tout !!

 


17.10.09: journée vélo, mémorable... (Clem)

Elle est et restera l'expédition WINNER de la semaine, j'ai nomme la sortie en vélo!!!

Tout commence a merveille sous une journée des plus radieuses: a droite pas de nuage, a gauche pas de nuage, météo optimiste... tous les ingrédients pour une journée parfaite au milieu du Pacifique  :)  Ni une ni deux, on fonce au village pour se trouver des vélos pour la journée; l'objectif est de faire le tour de l'ile par la cote Est, la ou il y a plein de sites archéologiques, pour arriver a la plage d'Anakena dans l'après-midi et s'y baigner un moment avant de rentrer le soir a l'hôtel. On était équipés vers 10h, et on partait sous un soleil de plomb. Je n'ai d'ailleurs pas tarde a ôter le t-shirt: il faut parfaire ce bronzage pour faire pâlir de jalousie tous les Français qu'on retrouve dans une semaine! Tout était jusque-là en phase avec nos attentes: parfait! Mis a part le vélo bien sur: ma chaine saute a chaque coup de pédale que je mets, c'est relativement agaçant...

A la sortie de la ville, un petit camarade nous a rejoint: un chien, un pauvre batard de rue, tout poilu, tout moche, qui s'est mis a nous courir après; pas méchamment, non, il faut croire qu'il avait juste besoin d'exercice. A partir de ce moment, plus rien n'a plus été pareil... D'un seul coup, comme ca sans prévenir, il s'est mis a nous tomber dessus une rincée parmi les plus belles de la semaine! Des grosses gouttes, en continu! Ajoutons a cela le fait que Rantanplan nous a suivis sur plus de 20km (oui oui, vous avez bien lu) en nous attirant les mouches et en se secouant généreusement sur nous a chaque fois qu'il se roulait dans une flaque de boue, et vous comprendrez que ma patience et ma bonne humeur ait très vite été réduite a néant... et cette putain de pédale qui saute a chaque tour de roue, je m'explose le cul a chaque fois que j'essaie de me mettre en danseuse!!! Raaaaaaaaaaaah! Bon, trempes pour trempes, on a préféré continuer quand même, ca fait chier de devoir faire demi-tour. En s'obstinant comme ca on a aussi réussi a se perdre et a devoir traverser un champ d'herbes hautes en portant les vélos... et pour couronner le tout, mon appareil photo s'est mis a déconner a cause de l'humidité. J'étais fou! Le tout évidemment sous les yeux toujours très attentifs de ce bon Rantanplan et de ses puces, aaaaaaaaaaaaah!

On a fait une pause en début d'aprèm sur le site de Rano Raraku, la carrière des moais. Alors la ca a été l'éclaircie de notre journée: déjà on a eu droit non pas a des rayons de soleil mais a l'art de la pluie, ce qui est déjà pas mal. En plus Rantanplan est reste forniquer a l'entrée avec quelques collègues, ce qui nous a fait du repos... mais surtout le site était vraiment spectaculaire! Il y avait la encore entreposes des dizaines (centaines?) de moais jamais érigés. Il y en avait de toutes les tailles, notamment le plus grand de 22m qui n'est jamais sorti, il y en avait des beaux, des moches, et même un a genoux... super spectacle quoi. Et puis mon appareil photo s'est mis a remarcher alors j'étais content  :)

En ressortant de la carrière l'après-midi était déjà bien entame, il fallait pas trainer! On a reselle en direction de l'Ahu Tongariki, le plus grand de l'ile, qui compte pas moins de 15 moais debout, dont le plus grand actuellement érigé (9m). C'est vraiment le plus bel ahu qu’on ait vu. C'est la qu'on a réussi a semer Rantanplan! Intrigue par un couple de petits vieux allemands et leur pique-nique, il est allé renifler un peu de leur cote... ni une ni deux, on en a profite pour s'échapper furtivement! Ma pauvre chérie était un peu triste, c'est qu'elle avait commence à s'y attacher a ce toutou qui nous suivait en courant depuis 20km. En fait, c’est surtout qu’elle avait un peu peur qu’il n’arrive pas à retrouver tout seul le chemin du retour. Depuis l'ahu, on a ensuite pris la direction de la plage d'Anakena, et c'est la que la pluie a repris. La pluie ET le vent de face, histoire de pas faire les choses a moitie; et puis comme en plus le chemin était boueux et pentu, ce qui devait être une petite balade reposante a vite tourne en calvaire. Heureusement la pluie a fini par cesser au bout d'un moment, et on commençait a rêver de siroter un bon petit jus de fruits frais au soleil en arrivant a la plage... sauf qu'arrives là-bas, TOUS les petits boui-boui venaient tout juste de fermer (les braises fumaient encore dans les barbecues). Raaaaaah, p... de loi des séries!!! Non seulement c'était extrêmement frustrant, mais surtout on n'avait pas pris d'eau en partant ce matin, alors inutile de dire qu'a 18h passées, 0n commençait a avoir très très soif!  :s

On n'a donc pas traine a la plage, trop envie de rentrer se poser a l'hôtel et boire un coup... et il fallait aussi être a l'heure pour le spectacle de danse ce soir a 20h. Les 22km qui nous séparaient de la ville ont très très mal commence: de la montée, que de la montée, et encore de la montée cachée après la montée! Flo était complètement cuite, et commençait a avoir des contractures dans les mollets, j'ai même été oblige de descendre de vélo pour la pousser un peu (quel héros n'est-ce pas?)! Dieu merci, une fois le point haut dépassé, on n'a eu quasiment que de la descente, et on est arrives assez tôt pour notre spectacle.

La soirée a été vraiment super sympa, on a assiste a un spectacle de danses polynesiennes; c'est bien rythme, ca se bouge bien, c'est cool. Par contre ce coup-ci y avait plein de mecs super bien goles en string sur scène, je vous laisse deviner qui s'est rince l'œil toute la soirée  ;)  Bon ok, on va dire que c'est pour se rattraper des danseuses de tango argentin, ca rééquilibre.

 


18.10.09: dernier jour de tour du monde! (Flo)

Aujourd’hui, c’est notre tout dernier jour (hors transports) de tour du monde, ça fait tout bizarre… En plus pour changer il fait moche, alors ça ne nous aide pas à avoir le moral !! Bon, depuis une semaine qu’on est ici on a déjà bien fait le tour de l’île, alors on s’est dit qu’aujourd’hui, on se baladerait pépères dans la ville (entre deux averses !!).

On a commencé par un tour dans la petite église toute colorée et on a assisté à un petit bout de la messe (un petit bout seulement hein, faut pas trop nous en demander !!). Ben franchement les messes ici elles sont bien plus sympas que par chez nous ! D’abord, on n’a pas besoin de « s’habiller » : ici le standard c’est short, tongs et chemise à fleurs  (bon sauf pour le prêtre, y’a des limites…)!! Ensuite, on peut y rentrer et en sortir un peu quand on veut, et le prêtre a de l’humour. Ben si c’était comme ça chez nous aussi, on aurait plus suivi au catéchisme quand on était petits !

Ensuite, donc, on est repartis pour un petit tour de la ville, on est re-rentrés dans les magasins qu’on connaissait déjà et on a acheté quelques derniers petits souvenirs pour les familles. Et puis entre tout ça, on a profité d’une bonne grosse averse pour se poser dans un café boire un jus de goyave en se remémorant tous les bons moments qu’on avait passés cette année, toutes nos galères et tous nos fous-rires ; les belles rencontres et les coups de gueule ; les moments difficiles et ceux de pur bonheur… ben au final tout ça mélangé, ça ne nous rappelait que de belles choses ; rien de négatif ! Même nos frayeurs au Népal alors qu’on était malades comme des chiens et qu’on commençait à croire qu’on ne finirait pas le trek ; même la photo à 20 $ en Inde ; ou encore notre périple catastrophe à moto en Thaïlande du Nord ; ou le couillon qui nous avait cassé notre moto à Hanoi ; même nos galères en campervan ; ou encore la nuit où on a bien cru qu’on allait se faire assassiner en Bolivie… et j’en passe ! Eh bien même tout ça, quand on y repensait on avait le sourire aux lèvres. Parce que ce sont des situations comme celles-là qui pimentent un voyage, et parce que ce sont toutes ces anecdotes qui font qu’on aura tout plein d’histoires à raconter en rentrant ;D

Petit moment de souvenirs et de nostalgie donc, mais je pense que c’était une bonne chose qu’on se rappelle la chance qu’on a d’avoir pu réaliser ce rêve de gosse ; et aussi qu’on commence à se préparer un peu au choc du retour.

Pour notre dernier soir sur l’île, on voulait se faire bien plaisir pour la dernière fois, alors on est retournés « Au bout du monde », le resto Belge où on mange du bon poisson... Pour changer on était complètement trempés quand on est arrivés et la chef nous a carrément confisqué les coussins sur les chaises de peur qu’on les lui rende tout mouillés… pas très classe !

On a bien bu, bien mangé, et on s’est rentrés (sous une pluie battante, cela va sans dire !) pour notre dernière nuit de tour du monde… Snif snif !

Eh ben malgré un soupçon de nostalgie, on peut dire qu’on s’endort heureux ce soir : après toute une année de cavale, on vient de réaliser qu’on ne regrette RIEN ;D

 


19.10.09: et c'est le départ... :-C (Clem)

Ca y est, cette fois c'est bel et bien fini, on s'envole, et c'est notre tour du monde qui prend fin... Un peu de nostalgie au moment de boucler les sacs; je laisse derrière moi mes fideles sandales, que j'ai depuis 4 ans et qui auront tenu le coup jusque dans les derniers instants... mais la c'est plus possible, snif. C'est l'estomac un peu noue que l'on prend notre dernier petit dej en compagnie de la senorita Elvira, avec cette vue si belle sur la mer, le petit cimetière colore, et bien sur les moais.

Quelque part on est heureux quand même: on va retrouver nos familles, nos copains, on va retrouver notre petit confort, des habits propres, de la bonne bouffe, on va pouvoir faire du sport autre que de la marche a pied... et puis il faut bien avouer que ce temps de chiotte ne nous donne pas particulièrement envie de rester non plus. Mais quand même... c'est fini quoi! Honnêtement on a un peu de mal a le croire: finies les galères pour traverser des villes avec des sacs tout le tour du ventre, finies les attentes de plusieurs heures dans les gares et les aéroports, finis les trajets de 20h de bus, finies les paranoïas et les verrouillages de sacs systématiques, finis cette bonne poussière et la saleté omniprésentes... finis tous ces petits trucs qui nous agaçaient tant, et qui finalement ont fait tout le charme de notre tour du monde en sac a dos. Et surtout, finie la liberté de se dire qu'aujourd'hui on est libre de faire ce qu'on veut, et que demain si on a envie on peut complètement changer de plans. Remarquez, sans doute qu'il ne tient qu'a nous de se mettre dans le même état d'esprit de retour en France, et de savoir toujours se dire qu'on est bien la ou on voulait être.

Bref, sur le coup des 10h, la bonne dame de l'hôtel nous a emmènes a l'aéroport. Les enfoires de la douane nous ont fait tout ouvrir un de nos sacs, alors qu'on l'avait soigneusement tout empaquete dans des mètres de gros scotch pour éviter qu'il explose... du coup on leur a demande de refaire le paquet, lol, on leur a pourri tout leur rouleau de gros scotch c'est bien fait!

Un dernier petit tour dans les petits stands de souvenir que Flo aime tant, et puis ca y est, c'est l'heure d'embarquer. Le cœur un peu lourd, on suit le flot de gens jusque dans l'avion. Argh, non seulement on n'a pas de fenêtre, mais en plus on n'a même pas de sièges cote a cote  :(  On essaie bien de demander a une grosse ricaine qui voyage seule si elle veut pas changer de place avec l'un de nous pour qu'on soit plus proches, mais pas moyen de la déboulonner... super! On a finalement pu s'asseoir cote a cote après le départ, il y avait tout juste 2 places libres. Au moment du départ, ma pauvre petite Flo n'a pas pu retenir une petite larme; moi pour être honnête je ne ressentais pas grand chose, j'étais comme un peu sonne.

Le voyage s'est déroulé sans souci, et on était a l'heure a Santiago. On a pris une navette pour aller rejoindre Max et Mathilde a leur appart', pour une dernière petite soirée ensemble.

 


20.10.09: départ de Santiago (Flo)

Ce matin on a pris le petit-dèj avec Mathilde avant qu’elle ne parte travailler. Puis on n’a pas trop traîné : à 9h on était partis pour l’aéroport. Aucun souci cette fois : on a eu nos billets d’avion sans problème. En plus, malgré 5 ou 6 Kg d’excès de bagages en soute, on n’a rien eu à payer grâce à une super feinte de fourbe que Max nous a apprise : à l’enregistrement, quand on pose les bagages sur le tapis pour les faire peser, il suffit d’appuyer avec son pied sur le support du tapis roulant, et on peut gagner jusqu’à 5 Kg par bagage !!! Je vous jure, on a essayé par nous-mêmes c’est assez incroyable ; à bon entendeur… ;D

On a ensuite embarqué dans notre tout dernier avion ; un vieil appareil de la compagnie Ibéria. Il doit avoir un truc genre 30 ou 40 ans cet avion, la coque est limite craquelée j’avoue que c’est pas très rassurant … :S

Malgré un confort plutôt moyen et des hôtesses un peu rustres, le voyage s’est bien passé.


21.10.09: jour J + 365 (Clem)

Pfou, dur le réveil... on n'a rien dormi dans l'avion a cause des hôtesses qui nous ont servi le diner a 2h du mat', tout juste 2h avant le petit dej... allez comprendre. Et accessoirement, les sièges étaient inconfortables au possible! Répétons-le: il ne faut JAMAIS voyager avec Iberia!!! Enfin, au moins on était a l'heure. 7h15 a Madrid, malgré le manque de sommeil, il fallait se mobilier pour tracer!! 2h d'intervalle entre nos deux vols, sachant qu'il faut 1h pour traverser l'aéroport, et que l'embarquement se fait généralement 1h avant le départ de l'avion, ca faisait juste juste. Evidemment il a fallu qu'il nous arrive une dernière couille: alors qu'on avait déjà passe tous les contrôles de sécurité a l'aéroport de Santiago, il a fallu les repasser ici a Madrid, et la bouteille de Pisco qu'on avait achetée en duty free au Chili (après les contrôles de sécurité donc) nous a été refusée... pas question de laisser ca ici!! Il a donc fallu qu'on ressorte pour l'enregistrer comme bagage. Incroyable! Heureusement on avait tellement couru en sortant de l'avion que finalement on était assez larges niveau temps. Le choc de la journée: le climat, tout le contraire de l'Amérique du Sud! Ici il fait beau, mais il caille! On avait un peu perdu l'habitude, ca nous a fait bizarre. Par contre ca fait plaisir de retrouver un horizon un peu dégagé, sans le gros voile gris de pollution.

L'avion est arrive a peu  près a l'heure a Lyon. 22 octobre 2008 + 365 jours = 21 octobre 2009. Voila un an jour pour jour qu'on est partis, de Lyon la boucle est bel et bien bouclée. Pour la dernière fois on est allés attendre nos bagages, qui sont encore une fois tous arrives; on aura eu vraiment de la chance pour ca globalement, on n'a jamais perdu de bagage. Et puis on est sortis. Dans le hall de l'aéroport, mon père et ma grand-mère nous attendaient avec l'appareil photo pour immortaliser l'instant. Aaaaaaaah, ca fait plaisir de revoir des têtes familières!  :)  Mon père nous a tout de suite faits monter en voiture, et nous a emmenés chez mon frère Max, qui voulait absolument voir ma barbe avant que je ne la rase! Et puis on est tout simplement rentres; ca fait quand même bien plaisir de pouvoir reprendre ses quartiers, et de se dire qu'on n'aura pas a refaire le sac des demain... Bon par contre on va avoir du rangement: on a retrouve dans ma chambre tous le colis de souvenirs qu'on s'était envoyés au fur et a mesure, il y en a beaucoup. Mais avant ca, le tout premier truc qu’on a fait en arrivant, c'est d'enfiler un short et des baskets: tant pis pour les 2h de sommeil, on a envie de COURIR!

Enfin voila quoi, on est bien rentres, je crois que c'est plus ou moins la fin de nos aventures... Ce qui nous fait le plus bizarre en rentrant? D'entendre parler Français tout autour de nous: merde, on pourra plus dire tout un tas de saloperies sur les gens!!!


N'oubliez pas de revenir visiter le site de temps en temps, a partir de maintenant on va essayer de rajouter toutes les vidéos qu'on n'avait pas pu mettre avant, et on va sans doute commenter aussi les pages "équipement" et "budget", ca sera intéressant de comparer nos prévisions avec notre vécu... A bientôt!




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Ile de Pâques
Mise à jour le Jeudi, 26 Novembre 2009 19:33