Arequipa a Colca, le 02.08.09

Ecrit par Pascale, la maman de Clement, le 17-08-2009 17:44

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2 aout 2009: Arequipa à Chivay (Canyon del Colca), raconté par Pascale

Petit déjeuner panoramique sur la terrasse de l hôtel, vue imprenable sur la Plazza de Armas.
Comme tous les dimanches, il y a défilé, musique et discours. Nous sommes aux premières loges : Arthur est ravi. Clément aussi qui prend à peine le temps de déjeuner, tellement il fait de photos.
Nous commençons la visite d’Arequipa par un tour de la ville, avec un point de vue magnifique depuis le quartier de Yanahuara. Le paysage alentour est d’une beauté à couper le souffle. Le ciel est très bleu , les paysages très verts : en hiver, il ne pleut pas. En été (février là-bas), il fait beau tous les matins, et il pleut tous les après-midi, beaucoup. Autour de nous, 3 volcans enneigés : Chachani à + de 6000 m, Misti, à environ 5 800 m, et Picchu-Picchu, à 5 600m. Picchu Picchu, cela fait penser Arthur à son Picacchu !!!Un jouet quand il était petit.
L’église de Yanahuara, blanche, toute simple, me fait monter les larmes aux yeux : étrange impression de déjà vu, étrange émotion ! Si les incas avaient raison, et que la vie continue après la mort, j’ ai du vivre une vie ici ! Cette remarque fait beaucoup rire les enfants.
Ensuite, visite du Monastère Santa Catalina, fleuron touristique de la ville, où des religieuses vivent encore semi-cloitrées . Une explosion de couleurs ! et une ville dans la ville.
Le Monastère a été fondé en 1579 et n’est ouvert au public que depuis 1970. Il y a eu jusqu’à 700 nones. Il n’y en a plus que 20. Au moins ces é0 là sont elles heureuses, ayant choisi d’être là. Cela n’a pas toujours été le cas. Auparavant, elles n’avaient pas toujours choisi.
Dans la tradition d’Arequipa, dans une famille, la première fille devait se marier et avoir des enfants, la seconde entrer au couvent, et la troisième s’occuper de ses parents. Les suivantes étaient libres de faire ce qu’elles voulaient.
Pour les garçons, le premier se mariait, le second était prêtre, le troisième devait rejoindre l’armée. Remarque d’Arthur : valait mieux être le quatrième !!!
Les nones entraient au Monastère à l’ âge de 12 ans. Elles y restaient 4 ans, avant d’être promues nones, si elles acceptaient. Mais si elles n’acceptaient pas, elles faisaient la honte de leurs familles ; on leur coupait les cheveux, et on se servait de leurs cheveux coupés pour en faire les chevelures des différents Christ qu’on va voir dans les différentes chapelles. C’ est une particularité qu’on retrouvera dans toutes les églises, des christ avec de vrais cheveux.
Nous visitons les chambres des novices, les maisons des nones : cuisine, salon, chambre, et petit jardin privatif.
Les lavoirs, magnifiques, aussi.
Les couleurs chaudes : ocre, rouge, bleu, et blanc dominent. Des géraniums rouges et blancs, ainsi que des lantanas, flamboient.
Il y a 5 rues à l’intérieur du Monastère. Toutes portent des noms de villes espagnoles : Calle Sevilla, calle Toledo, calle Malaga....
Notre guide, Claudia, a 22 ans. C’est une très belle jeune femme aréquipéenne, fille unique, qui travaille tous les jours sauf le samedi, où elle prend des cours de français de 8h à 14h, courageuse, en plus !!!
Après un intermède magasin, à la découverte de l’alpaga, et pour apprendre à faire la différence au toucher entre alpaga adulte, baby alpaga, et autres, nous prenons la route pour le Canyon del Colca. Notre chauffeur s appelle Moïse, notre guide Angel. Y a pas, on est bénis !!
Dès que nous avons contourné Misti ( un des 3 volcans), nous entrons dans le Parc National Salinas y Aguada Blanca. Nous sommes déjà à plus de 3500m.
On y voit des lapins, des lamas, des alpagas et des vigognes ( sortes d’alpagas sauvages qu’on ne peut normalement pas approcher, mais qu’on a la chance de voir de très près ; il parait qu’il ya aussi des renards, et des pumas. On aime autant ne pas les voir de trop près !!!
On s’arrête pour manger à 4 200m. C’est haut !!! Clément, Florence et moi avons essayé de faire comme Angel (le guide), mâcher des feuilles de Coca, pour ne pas avoir le mal d’altitude. On essaie de faire ça pendant les 10 mns recommandées, mais ça nous écœure plus qu’autre chose ! quant à Maxence et Arthur, ils ont recraché immédiatement, et ne supportent même pas l’odeur. A partir de maintenant, partout dans les lieux publics, il y aura du Mate de Coca à disposition. Il est conseillé d’en boire au moins deux tasses par jour.
Après le déjeuner, avalé avec difficulté, nous montons, non sans mal, jusqu’à 4910m. Un record pour Maxence, Arthur et moi ! même pas pour Clément et Florence, qui sont montés à 5400 m dans les Annapurna au Népal ! D’ailleurs, ils supportent beaucoup mieux que nous ; Clément se paie même le luxe de courir. How fit !!!!
Nous redescendons ensuite vers le village de Chivay, où nous devons nous arrêter pour la nuit. En chemin, nous achetons quelques souvenirs à 3 petites filles, dont deux tiennent des bébés alpagas dans les bras. Elles demandent si nous pouvons les redescendre jusqu’au village. Quelle question !!! nous sommes tous bien trop heureux de leur faire une place dans la voiture, ainsi qu’aux alpagas. Et dire que je suis en panne de batterie d’ appareil photo !!! Heureusement, Clément assure, comme toujours. Florence aussi, avec sa caméra !
Il y a Rosa(17 ans), Roxanna(11 ans) et Diz ( 7 ans).  Les 2 alpagas ont moins de 2 mois. Leurs parents sont morts dans les montagnes et elles les ont recueillis. L’Alpaga est un animal sacré, aussi bien pour les Dieux auxquels on sacrifiait leurs cœurs, que pour les habitants auxquels ils donnent une belle laine moelleuse, et une viande ma fois très populaire, que nous aurons du mal à gouter, mais gouterons quand même, en jambon, ou en steak ! c’est plutôt tendre, avec un gout de fumé en arrière-gout. Mais quelle horreur de manger de si jolies petites bêtes !
Arrivés à Chivay, repos pour tous. A l’heure du diner, nous avons tenté une sortie dans le village. Quelques mètres seulement pour Maxence, Arthur et moi. L’altitude a raison de nous, et nous rentrons nous coucher à 8 h, sans manger et écœurés, laissant Florence et Clément pour leur premier diner en tête à tête depuis qu’on les a rejoints.


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