Machu Picchu, du 07.08.09 au 08.08.09

Ecrit par Pascale, la maman de Clement, le 30-08-2009 21:13

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7 et 8 aout 2009: Machu Picchu

            (Raconté par tous)


Superbe ! Magnifique ! Spectaculaire ! Sublime ! Fantastique ! Inimaginable ! Les superlatifs manquent pour décrire ce site qui nous laisse muets d’admiration, stupéfiés devant ce qui nous dépasse, emplis de gratitude d’être tout simplement là. On comprend que le Machu Picchu ait été élu l’une des 7 nouvelles merveilles du monde. Tout a été dit et écrit, et il nous semble futile d’essayer de mettre nos mots, mais c’est pour tous les cinq le clou de notre voyage, alors voici notre Machu Picchu.

 


7 aout 2009

Le voyage jusque-là s’est bien passé. Un peu déçus de ne pas avoir pu prendre le train à Cusco, comme nous le pensions, notre déception, et crainte de ne pouvoir monter dans le train à Ollantaytambo tant c’était le bazar, ont vite été effacées par le charme suranné du train.

Le train roule à petite vitesse à travers la vallée sacrée, verdoyante et accueillante, le long du Rio Urubamba, jusqu’à Aguas Calientes, le pueblo du Machu Picchu, là où se trouvent de très nombreux hôtels et restaurants. Nous avons réussi, grâce à 9 mois de persévérance, à réserver 2 des 40 chambres du Sanctuary Lodge, petit hôtel au pied du Machu Picchu. Cela va nous permettre de profiter pleinement du site pendant deux jours.

D’Aguas Calientes, nous rejoignons le Machu Picchu en bus-navette bondé à flanc de montagne. Une navette toutes les 10 minutes, c’est dire l’affluence !!!

Il est 10h30 lorsque nous franchissons la porte d’entrée du site. Notre souffle se coupe quelques instants à la vue de ce témoin muet d’une civilisation florissante anéantie par la soif de l’or et du pouvoir.

Florence qui avait peur d’être déçue peut être rassurée. Même si on s’attendait à quelque chose d’exceptionnel, cela dépasse tout ce qu’on a pu imaginer.

Nous sommes accompagnés de Dagmar, guide, jusqu’en début d’après-midi.

Cela nous permet de mieux comprendre l’histoire, et de vous la transmettre du mieux possible, tout en sachant que toute l’histoire repose sur des hypothèses et une reconstitution à partir de ce qui a été trouvé dans la cité, car les incas ne connaissaient pas l’écriture, et il n’existe aucune source historique qui rende compte de l’existence de ce lieu découvert par un explorateur américain, Hiram Bingham, en 1911.

A l’arrivée des espagnols, les incas les ont pris pour des Dieux et leur ont tout donné. Jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que les espagnols détruisaient leurs temples et leur prenaient tout leur or et trésors (c’est la quête de l’Eldorado pour les espagnols). Ils ont donc commencé une révolte. Intelligents, ils se sont vite rendu compte qu’ils n’étaient pas de taille à se confronter aux espagnols. Ils se seraient réfugiés au bout de la vallée, dans ce site escarpé du Machu Picchu (en quechua : « vieux sommet », où leur génie bâtisseur leur aurait permis de domestiquer la nature sauvage, et construire des terrasses agricoles et une cité dont les ruines suffisent à témoigner de leur haut degré de développement architectural.

Ils seraient restés là une quarantaine d’années, construisant d’autres cités reliées entre elles par le chemin de l’inca, route à flanc de montagne, dont il reste un tronçon que l’on peut parcourir à pied pour rejoindre le Machu Picchu. Les Incas auraient construit 30 000 kms de chemins sur un relief accidenté, à travers la cordillère des Andes, jusqu’en Bolivie, Chili, Equateur et sud de la Colombie ! Fascinant !

En 1572, les espagnols auraient fait prisonnier le dernier Inca à Aguas Calientes. Les habitants de la cité du Machu Picchu se seraient alors sentis en danger, et auraient abandonné la cité pour se disperser dans les montagnes. Pendant 300 ans, au moins, personne n’a eu connaissance du Machu Picchu !

Hiram Bingham, son découvreur, a emporté aux Etats Unis tous les objets funéraires et momies qu’il a découverts sur le site. L’Amérique refuse de les rendre au Pérou, estimant que ces trésors sont plus en sécurité entre leurs mains.

Le Machu Picchu n’est ouvert au public que depuis 1945.

Description de la cité

Des terrasses agricoles  entretenues par des lamas, où subsistent 5 maisons de gardien en pierres et toit de chaume (restauré). La plus petite de ces maisons, sur la partie la plus élevée, sera notre base d’observation préférée des coucher et lever de soleil.

Un secteur urbain, avec porte d’entrée où tout le monde fait la queue pour la photo ! Un ensemble de maisons reliées par des rues, dont toutes les façades de portes et fenêtres sont tournées vers l’orient.

Des escaliers parcourent le Machu Picchu de haut en bas.

Une grosse tour de forme semi-circulaire montre l’emplacement du Temple du Soleil, dans lequel on trouve des niches, qui ont du servir de placards d’ornements liturgiques. Pendant le lever du soleil au solstice d’hiver (le 21 juin) et du solstice d’été (le 21 décembre), les rayons du soleil pénètrent exactement à travers la fenêtre (orientale l’hiver, sud-orientale l’été). Dans la partie inférieure du temple : la tombe royale, petit mausolée en pierres aux finitions parfaites.

Des fontaines dans toute la ville sont reliées par des canaux taillés en pierre.

Au centre : la Place sacrée entourée de temples, dont le temple des 3 fenêtres, où de nombreuses céramiques ont été retrouvées. Les 3 fenêtres représentent la conception du monde selon les incas: Le Hanan Pacha (monde spirituel), le Kay Pacha (monde présent), et Uhu Pacha (monde des défunts). Vous vous souvenez de Sillustani et des Condor, Puma, Serpent ? ....

Les pierres de grande taille, parfaitement ajustées, permettent de reconnaître les temples des simples habitations, en pierres plus ordinaires et surtout moins bien alignées.

Plusieurs roches sont sacrées, dont la Roca Sagrada, où étaient sans doute sacrifiés les animaux –peut-être des humains- pour le culte de Pachamama (la Terre-Mère). Elles sont supposées concentrer un grand pouvoir énergétique. Bien sûr nous les touchons. Avis divers sur les impressions ressenties !

Nous ramassons aussi des petits morceaux de pierre incrustée de quartz. Il parait qu’ils portent bonheur.

Au bout de la cité : le Huayana Picchu (en quechua : « sommet jeune »). Un sommet d’où l’on a, parait-il, une vue inoubliable sur la cité, mais qu’il faut mériter. Seules 400 personnes y ont accès chaque jour. Pour aujourd’hui, le quota est atteint. Pour demain, c’est possible, à condition de se lever tôt pour être à l’ouverture des portes (6h du matin).

Partout, une flore luxuriante, des centaines d’espèces d’orchidées en particulier.


En début d’après-midi, nous rejoignons l’hôtel, non sans avoir pris soin de tamponner nos 5 passeports avec le tampon Machu Picchu, et d’acheter nos billets d’entrée pour demain.

Maxence et Arthur, encore un peu faibles, restent se reposer à l’hôtel.

Pascale, Florence et Clément, décidés à profiter de chaque instant, repartent.

D’abord, randonnée à flanc de montagne jusqu’à la Porte du soleil, sur le chemin de l’inca. Puis retour de la porte du Soleil vers le site, la magie en plus : le site s’est vidé de ses milliers de touristes.

Nous cherchons un endroit stratégique pour admirer le coucher du soleil. Pour Florence et Pascale, la maison de gardien haut perché. Le charme de ces instants est indicible. Nous sommes ensorcelées, envoutées !

Et nous serons parmi les derniers à quitter le site, sous la pression des gardiens qu’on a fait semblant de ne pas comprendre, lorsqu’à partir de 17h, ils nous ont demandé de partir.


Retour à l’hôtel. Rien d’autre à faire que se reposer, préparer le matériel pour l’ascension de demain, charger nos batteries d’appareil photo et vidéo (pas si simple quand on a oublié son chargeur !!!!! heureusement qu’à l’hôtel, il y a une jeune stagiaire adorable qui fait monter de chez elle son chargeur universel par son copain !!! n’est-ce pas Pascale ?), trouver des embouts de bâtons pour ne pas abimer le site (sinon la Maman ne pourra pas aller au Huanay Picchu. :trop dur sans bâtons pour son genou blessé en février avec rupture de ligament !)


Le repas du soir est inclus dans le forfait, tout le monde s’en donne à cœur joie, avec une mention spéciale pour Clément, qui regrettera demain d’avoir autant mangé ! On se commande même une bouteille de bon vin péruvien ?

 


8 aout 2009

Défi relevé : debout à 4h30. Dehors, aux portes du Machu Picchu à 5h30. Et une surprise, des hordes de jeunes sont déjà là à faire la queue. Des français très majoritairement. Nous estimons qu’il y a environ 200 personnes devant nous. Heureusement que le premier car n’a pas encore quitté Aguas Caliantes.

Dès l’ouverture des portes du site, c’est le rush. Course à travers tout le Machu Picchu, pour arriver au plus vite au Huanay Picchu. Et c’est gagné. Les 3 derniers (Maxence, Arthur et Pascale) ont les numéros 257, 258 et 259. Nous ferons tous partie du groupe qui pourra partir à l’assaut du Huanay Picchu à 10h.

Nous allons donc prendre tranquillement nos quartiers pour le lever de soleil. Inoubliable.

Puis nous traînons dans le site encore tranquille, et faisons des vidéos et des photos.

A 10h tapantes, nous sommes de retour au bas du Huanay Picchu. Il faut encore faire la queue, des israéliens vendent leur ticket 50 dollars américains ! On signe un cahier et on complète tout un tas de renseignements. Il faudra signer le même cahier au retour. Y a-t-il tant de danger à faire cette rando ?

Enfin, on y est. On se croirait d’abord dans la jungle. Puis, on a vite compris que ce ne serait pas facile à la vue des milliers de marches devant nous. Des marches de toutes tailles, en hauteur comme en largeur, parfois très raides et sans barrière pour nous préserver du vide.

Tant bien que mal, au rythme de la Maman et de ses bâtons, nous escaladons le jeune sommet.

1h jusqu’au sommet, extase, vœux : les péruviens disent que le Dieu exauce les vœux prononcés en haut du Huanay Picchu, et apportent des offrandes. On a vu un jeune homme avec un magnifique bouquet de fleurs.

Séances photos, ½ h pour redescendre, on n’a pas fait le détour par le temple de la lune.

Dernier tour dans la cité, dernières photos, derniers souvenirs : des cartes, des cailloux, et des crottes de lama !!

A 15h, nous reprenons le bus pour Aguas Calientes, à 16h30 le train pour Ollantaytambo.

Partie de carte endiablée entre jeunes dans le train. Et animations !!!!

Nous arrivons à notre hôtel en fin d’après-midi, épuisés mais HEUREUX.

Le Machu Picchu aura été le clou du voyage et restera notre meilleur souvenir. Pour Florence, même son meilleur souvenir depuis le début de leur tour du monde !!!!!


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Pérou